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27/07/2005

Commentaires

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super ! oublie pas de blogguer demain :)

Un concert gratuit pour promotionner des téléchargements gratuits qui font la promo pour... quoi au fait ? Qui paie les répétitions, les instruments, le van, les enregistrements, les sandwiches, les factures de portable et d'abonnement Internet ?... Papa Maman ? Ils en ont de la chance ! A quand un exemple de "co-création de valeur" avec autre chose que, au mieux, un peu de charité, le chapeau qui tourne à la fin d'un concert version cyber, au bout du compte compte ? Où est la mise en pratique des belles théories développées ici ou là : http://cocreation.blogs.com/alban/2005/07/le_gratuit_est_.html par exemple ?

André,

Effectivement, tes remarques sont fondées. Le groupe Anabase met ses morceaux en libre téléchargement sur jamendo, et donne des concerts gratuits : comment peuvent-ils vivre de leur musique?

Tout d'abord, je connais un des membres du groupe, qui travaille à plein temps dans un cabinet d'avocat, et vit sa passion, sans être obligé de vivre de sa passion. C'est pas le cas de tout le monde, je te l'accorde.

Pour reprendre ta référence au "gratuit comme modèle de la musique payante", et bien Anabase, toujours via Jamendo, va participer au JamendoLive du 16 septembre à la Maroquinerie (http://forums.jamendo.com/viewtopic.php?pid=6458#p6458). Et là, l'entrée est à 15 Euros...

Disons que diffuser gratuitement sa musique est le meilleur moyen de se constituer une base de fans, d'atteindre et de trouver son public. C'est la première étape. Ensuite, petit à petit, si le groupe est talentueux, l'implication (notamment monétaire) des fans récemment acquis, se fera tout naturellement.

Ce n'est pas la recette magique, j'en ai bien conscience (existe-t-elle?), mais l'observation de certaines histoires à succès. Maintenant, ça marche pas tout le temps.

En tout cas merci pour ton commentaire, ça permet de faire avancer la réflexion, j'espère...

Bonjour,
J'ai regardé le lien : prévente à 10€ sinon place à 15€, 3 groupes à l'affiche de la Maroquinerie.
Je connais un peu cette salle, disons qu'il y a 400 places donc au grand maximum une recette de 6000€. Mettons que la salle et la sono, ingé son, lumières, régie... coûtent 3000€ au total. Hors TVA et charges sociales, frais de communication, sécurité, etc... Reste à peu près 1000€ par groupe à considérer que Jamendo ne récupère aucune recette. Anabase sont 5, donc 200€ par personne dans le meilleur des cas. Est-ce que cela couvre leurs frais ? ou ce genre d'aventure n'est-il réservé qu'à ceux qui sont bien partis dans la vie ? Et que se passe-t-il si finalement peu de gens viennent ? Si par exemple 200 personnes paient 15€, cela donne 3000€, que se passe-t-il dans ce cas, vous laissez une ardoise ? Qui prend le risque de payer les frais s'il y a un pépin ? Les groupes ? Mettez vous des subventions publiques dans la corbeille de la co-création de valeur ? Effectivement, la route est encore bien longue !...
Comme tu as fait HEC et semble-t-il avec les honneurs, ce serait intéressant que tu t'arrêtes un peu plus sur des chiffres et peut-être un peu moins sur des concepts... J'aimerais bien, personnellement, avoir une meilleure vision économique des projets que tu évoques. Allez, un petit compte de résultats prévisionnel et les résultats effectifs de ce concert avec le mode d'emploi, en toute transparence, c'est ce qui permettrait par exemple à d'autres de reproduire un schéma qui est censé fonctionner en théorie.

je t'ai répondu en détail par email André. Dis moi si tu ne l'as pas reçu

Salut,

Pour répondre en deux mots à André.

Aujourd'hui, sur 100 groupes pro/aspirant pro (groupes signés), seuls une dizaine vivent de leur musique. Donc, si tu inclus les amateurs, le ratio tombe très bas.

Vivre de sa musique est donc devenu quasi illusoire.

Il faut donc replacer le débat relatif au peer-to-peer dans ce contexte économique très difficile pour les groupes.

Il en découle que le peer-to-peer, la co-création de valeur, n'apparaîssent pas à mon sens comme forcément desctructeur de valeur économique. Au contraire, c'est un moyen de fédérer des énergies, des savoir-faire, des disponibilités et surtout un moyen très efficace de se faire connaître lorsque, comme nous, tu fais partie d'un groupe sans notoriété.

Cela dit, et là je crois qu'Alban ne sera pas forcément en désaccord avec moi, lorsque tu atteins une certaine notoriété et que tu consacres 100% de ton temps à la musique, il faut évidemment parvenir à accéder à un schéma économique standard où toute prestation est rémunérée au-delà de son coût de revient... sinon, end of game...

Pierre (anabase)

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