Posté par Alban Martin le 05/01/2007 dans co-creation | Lien permanent | Commentaires (4) | TrackBack (0)
En ce moment sur googlevideo, un film a attiré, sans promo, 440 000 spectateurs: il s'agit donc de purs videonautes, qui ont regardé le film Automne, tourné en 35 mm et en français, comme un vrai film. Le film, produit par Next Week Filmworks, est dispo en intégralité (1H50). Aux US, il est sorti dans quelques salles en juin, mais lancé simultanément en ligne. En streaming, il est gratuit, en Download, il coute 2,99 $ à la location et 9,99$ à l'achat.
Le film a été noté près de 1300 fois, et récolte 3,5/5. Un indicateur à utiliser pour une sortie DVD en Europe?
Source: Ecran Total
Posté par Alban Martin le 27/12/2006 dans co-creation | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Vous savez que bcp de groupes de musique déposent leurs clips sur youtube, en espérant atteindre les sommets des vidéos les plus vues, les plus commentées ou les plus linkées...Il est intéressant à ce sujet de remarquer que youtube décerne des "awards", allant de la "vidéo la plus vue de la journée" à "video en langue anglaise la plus commentée" etc...
tout ça donc pour dire que youtube déjà à l'origine joue à fond la carte de faire émerger les bonnes vidéos; et là, avec cingular, ils lancent l'opération "cingular/youtube underground", réservée à mon avis au territoire américain, tout le monde peut déposer un dossier, puis tout le monde vote (ou un truc comme ça), et 4 groupes émergent et disposent d'une exposition nationale. Le teaser vidéo n'est pas très explicite, si vous avez plus d'infos...
Merci à François Albert pour l'info :)
Posté par Alban Martin le 31/10/2006 dans co-creation | Lien permanent | Commentaires (3) | TrackBack (0)
Qu'est ce qui se passe en ce moment dans le domaine de l'innovation musicale, hein? c'est la question du matin :
-L'artiste Elisa Tovati (Mercury/Universal) est disponible en bluetooth (ou plutôt ses vidéos), opération de marketing ciblé géolocalisé via les bornes bluetooth installées au Zénith le 6 juillet (signé mobilevent)
-Vu sur Ratiatum, Warner lance un double CD vierge avec pochette, avec un code d'accès à l'intérieur permettant d'accéder à du contenu exclusif en ligne du groupe Residents, à graver ensuite sur les 2 CDs vierges (Do Your Own Compile)
-Chez P. Astor, on apprend qu'il existe un agrégateur de contenus de centaines de sites musicaux, appelé Hype Machine. Il analyse les noms d'artistes les plus postés/blogués ou cités, et fournit un top 10 (ou comment déceler les tendances en écoutant les prescripteurs de goûts musicaux)
- Chez Florent, on apprend que le groupe toulousain Les Bubblies vendra son prochain album sur clé USB !
- On attend l'ouverture du site monkiosque.fr pour le 30 juin, et qui devrait permettre de "consulter certains de nos magazines en version numérique enrichis de contenus sonores et vidéos et découvrir en grandeur nature notre presse de loisirs". La plateforme/moteur de recherche musicme est partenaire du site pour fournir les liens musicaux sortant des magazines en ligne.
- ET ENFIN, LANCEMENT DE KEOPZ, nouvelle plateforme de musique libre et indépendante. Zik2zik explique que : "Kéopz est une plate-forme de la musique libre et du téléchargement gratuit
afin de promouvoir les artistes qui ont librement choisi de diffuser
leur musique en respectant les licences de diffusion Creative Commons,
qui leur permettent de conserver leurs droits d'auteurs sur leurs
oeuvres, tout en autorisant les internautes à les écouter, les
télécharger et les copier. A la différence des autres sites de musique
en ligne déjà existants, Kéopz a choisi de se démarquer en proposant le
meilleur de la musique libre à travers une sélection pertinente et de
qualité."
"Très attendu, la version 3 (v.3) de Kéopz apportera une évolution non
négligeable, voire une révolution, qui est le téléchargement gratuit et
légal, tout en rémunérant les artistes avec les revenus publicitaires
générés par le site."
Posté par Alban Martin le 29/06/2006 dans co-creation, creative commons, musique en ligne, musique libre, WEB 2.0, ça me fait triper | Lien permanent | Commentaires (4) | TrackBack (0)
Quand vous diffuser un morceau d'un artiste, concrètement, vous jouez le micro-rôle d'une mini-radio, et quand 1500 personnes diffusent un artiste, ils commencent à jouer un rôle pas si micro que ça...
Et Bnflower V2.0 va non seulement fédérer les diffuseurs (long tail effect), mais en plus, matérialise la création de valeur pour la communauté musicale, au travers de classements et de points: explication...
Guillaume de ratiatum nous explique ce qui a changé avec la nouvelle version de bnflower : "le nouveau site qui ouvre ses
portes aujourd'hui propose aux artistes (les "Flowers") de communiquer
leurs oeuvres aux internautes. S'ils ont un coup de coeur, ces
internautes (les "Bee", ou abeilles) peuvent alors faire connaître
l'artiste et son morceau sur leur blog, notamment grâce à un player généré automatiquement à partir des morceaux sélectionnés par l'internaute"
Le player, vous le voyez dans la colonne de droite de ce blog, une simple ligne de code, piochée directement sur bnflower.com
En échange, "chaque Bee gagne des points en
faisant la promotion des artistes qu'ils apprécient. Les Bee qui
gagnent le plus de points voient alors le nom de leur blog affiché sur
tous les "players BnFlower" des autres bloggeurs, en signe de
reconnaissance."
Le créateur du site, mon ami Ignazio, m'explique que : "cette
nouvelle version de bnflower va permettre aux artistes de rationaliser leur
diffusion; c'est à dire de pouvoir quelles sont leurs oeuvres qui sont les
plus diffusées sur quel blog ? par combien de diffuseur?. Il y a tout un
traitement sur les stats qui sera peu a peu améliorer. on veut réellement
fournir un outil a forte valeur ajouté pour les artistes dans le sens ou
grace à bnflower ils pourront diffuser leur oeuvres sur de nombreux sites
mais aussi jugé de l'impact de leur création en tant réel (exemple de la page de Lonah)."
On se rapproche de radio.blogs sur la forme, mais en beaucoup plus riche: une vraie co-création de valeur entre les artistes et leurs publics: on joue le rôle de mini-radios, et s'impliquer dans l'univers entier de l'oeuvre via sa diffusion et sa prescription...on s'approprie les artistes en quelques sortes...
Posté par Alban Martin le 27/06/2006 dans co-creation | Lien permanent | Commentaires (3) | TrackBack (0)
A lire dans lemonde aujourd'hui :
"Selon Maurice Lévy, président de Publicis : "Avec les technologies numériques, l'interactivité et la mobilité, nous assistons à un changement de société. Les consommateurs sont aussi des éditeurs, des journalistes, ils sont avides d'échanges, d'informations. Une des tâches les plus difficiles pour les groupes publicitaires est de comprendre cette transformation."
Désormais, chacun est en mesure de comparer les prix, d'élaborer son modèle de voiture, voire en téléchargeant de considérer qu'une partie des biens culturels comme la musique ou les films est accessible sans bourse délier.
Les frontières bougent. Les consommateurs plus matures sont aptes à décoder les techniques publicitaires et marketing. Pour garder le lien avec ce client qui a pris ses distances, les publicitaires n'hésitent pas à exploiter le registre de la parodie."
Merci à Borey pour l'info
Posté par Alban Martin le 25/06/2006 dans co-creation | Lien permanent | Commentaires (5) | TrackBack (0)
Plus qu'un support, ce qui intéresse le mélomane, c'est de l'émotion, une expérience musicale. CD, MP3, DVD audio, sonnerie, vinyl, peut importe le flacon, pourvu qu'on est l'ivresse ! Et si le flacon était un livre ouvert sur l'univers de l'artiste? EMI nous propose le DigHitBook™ , dont le groupe Phoenix donne le baptême du feu.
Le DigHitBook, c'est quoi? C'est le support choisi par Phoenix (en plus du CD et du MP3) pour commercialiser son nouvel album "It is never been like that", sorti le 15 mai.
Comme son nom l'indique, le DigHitBook de Phoenix est tout d'abord un livre, dans lequel le groupe raconte son épopée musicale et se montre sous un jour plus intime à travers un album photo, assorti de commentaires et des paroles des chansons. Le DigHitBook Phoenix laisse une place à la personnalisation : des emplacements vierges sont réservés à l'expression libre du public.
Ce objet musical n'est tiré qu'à 2000 exemplaires, ce qui lui donne un aspect collector que les amateurs avertis aprécieront. Cet objet n'a d'ailleurs pas de forme ou de format pré-défini, à la différence des pochettes carrés de CD par exemple, ce qui permettra de le rendre propre à chaque univers artistique.
Mais en plus, dans ses dernières pages, le DigHitBook contient un code de téléchargement et l'adresse web d'une plate-forme de distribution de musique en ligne (iTunes en l'occurence). Il suffit de se connecter, taper le code fourni dans les dernières pages du livre pour télécharger "gratuitement" tous les titres de l'album de l'artiste. Le tout est vendu aux alentours de 25 Euros, à partir du 30 mai.
Avec un tel objet dérivé, on se situe au delà de la vente d'un produit standart, on propose bien une expérience musicale (dont les grandes caractéristiques sont: émotion, proximité avec l'artiste, unicité et personnalisation). On peut ainsi imaginer des développements sans fin pour les prochains DigHitBook qui fourniront une clé internet (sur le modèle opendisc), permettant pourquoi pas d'accéder à du contenu exclusif, des sonneries, des places de concert à prix réduit, des vidéos clips, des tchat', d'autres images, des goodies, des infos, des partitions, les lignes de voix, etc...tout ce qui permet de co-créer une expérience musicale sur-mesure, selon une gamme tarifaire progressive...
Comme le dit Branco du groupe Phoenix, "J'aime l'idée d'offrir aux gens qui s'intéressent à notre musique, un objet qui nous ressemble et sur lequel nous avons aussi laissé des pages blanches afin que ce DigHitBook devienne aussi le leur" (source: communiqué de presse). On est loin d'un support froid et impersonnel, mais on rentre dans l'unicité de l'expérience musicale. Et pour Morvan Boury, DGA d'EMI Music France: "Avec le DigHitbook, cet objet hybride aux frontières du monde papier et du monde numérique, nos équipes inventent un nouveau moyen de rapprocher les artistes de leurs fans" (source: communiqué de presse). La maison de disques ne se positionne pas comme vendeur de disques, mais comme intermédiaire permettant de rapprocher les fans et les artistes, et donc de faciliter la création d'expériences musicales.
Signe que ce produit dérivé est singulier et unique, on le trouvera non pas à la fnac ou chez Auchan, mais chez Colette, Agnès B, ou Rezoh à Strasbourg, et dans 13 pays européen.
Si je suis tellement enthousiaste, c'est que je vois un signe fort de la transformation du métier des maisons de disque de producteur de CD, à co-créateur d'expériences musicales personnalisées. Et là se situe la nouvelle valeur et la vraie valeur ajoutée, face à la "Music Like Water" des réseaux P2P...
Posté par Alban Martin le 18/05/2006 dans co-creation | Lien permanent | Commentaires (19) | TrackBack (1)
Un petit parallèle entre le cirque et le théâtre pour comprendre comment l'interactivité est partie intégrante du divertissement: ce raisonnement, fondé sur les réflexions de Bernard Girard, sert à montrer comment l'interaction d'un artiste avec son public est une "autre" approche naturelle du processus créatif, dans une optique de co-création de valeur.
Selon Bernard Girard, l'interactivité est un concept surtout connu pour ses usages dans le monde informatique, mais connu des milieux artistiques depuis le milieu des années 60 où il a été utilisé par les tenants des happenings et de l'art de l'évènement.
Pour lui, "La place donnée au spectateur dans l'oeuvre est définie par le médium utilisé: JL Godard explique que "la différence entre la télévision et le cinéma est qu'on baisse les yeux pour regarder la première et qu'on les lève pour regarder le second". (NDLR: pour internet, autant dire qu'on ne baisse ni ne lève les yeux, mais plutôt qu'on se renvoie sa propre image). On pourrait de la même manière dire que ce qui distingue le théâtre du cirque, c'est la position des spectateurs:
-au dessus et tout autour des acteurs dans le cirque
-en face et légèrement en contrebas au théâtre
D'autres distinctions apparaissent entre les deux:
La première toutche la manière dont ces deux genres traitent les coulisses, et le secret (NDLR: la création/production de l'oeuvre)
Le théâtre à l'italienne donne aux comédiens une arrière-scène avec des coulisses où cacher la machinerie, les changements de décor, de toilettes...il y a un espace du regard, de ce que l'on montre, qui est d'ailleurs un espace d'illusion, une représentation trompeuse et maquillée de la réalité, un décor et une arrière scène cachée où se passe des choses qu'on ne montre pas.
Le cirque donne à l'inverse au comédien aucun moyen de se cacher. Même les coulisses sont publiques, puisqu'elles sont dans les caravanes qui entourent le chapiteau. Au cirque, on voit les comédiens de partout puisque la scène est ronde. Ils ne peuvent donc pas tricher. Ce qui fait un lieu idéal pour la magie, pour la prestidigitation, (non pas pour le magicien), mais pour le spectateur qui, même s'il devine qu'il y a une tricherie, ne la voit pas et peut donc se laisser prendre à la magie.
La seconde touche la relation et le dialogue avec les spectateurs
Le théâtre à l'italienne éloigne les comédiens des spectateurs, il établit une distance, celle du rideau, et surtout celle des lumières: la scène est violemment éclairée quand la salle est dans le noir. Toute l'attention des spectateurs est retenue par ce qui se passe sur la scène. Leurs voisins, les autres spectateurs n'existent pas, sinon quand ils gênent le regard, quand il détournent l'attention.
Il en va tout autrement au cirque où, du fait même de l'architecture, les spectateurs sont toujours en toile de fond du spectacle, on les voit derrière le comédien, ils sont son décor, ils sont d'ailleurs souvent légèrement éclairés. Et cela modifie plusieurs choses:
- Disparition du décor, et par là même, de l'impression de réalité: on ne peut pas faire croire au cirque qu'on est dans un espace réel, ce qui favorise l'imaginaire
- Cela introduit les spectateurs dans le jeu. Où que l'on soit installé, on voit d'autres spectateurs, on lit leurs émotions sur leur visage. Et ces émotions ont un impact sur les nôtres, qu'il s'agisse de l'angoisse, du rire ou de la gaieté. On partage au cirque, plus qu'au théâtre
- Cela incite les comédiens à dialoguer avec la salle: parqu'ils voient les spectateurs, parce que ces spectateurs sont partie du spectacle, parce que du fait de la disparition qui aiguise l'expression des émotions, celles-ci sont affichées. Celles-ci sont affichées."
Cette analyse de Bernard Girard est fondamentalement transposable avec la musique, et la musique via internet: "la place donnée au spectateur dans l'oeuvre est définie par le médium utilisé": vous avez une scène ronde et ouverte, il faut interagir avec le public. Si vous le plongez dans le noir en contrebas, vous avez le monopole de la parole...
Si vous utilisez internet, qui par nature permet l'interaction, et place l'usager au centre des services, il est plus "naturel" de co-créer des expériences divertissantes personnalisées...
Posté par Alban Martin le 04/05/2006 dans co-creation | Lien permanent | Commentaires (6) | TrackBack (0)
Comme le dit Lawrence Lessig, après le web en mode "read only", voici le mode "Read write web". Peut on encore penser l'innovation et la création comme monopolisée par une seule entité? Ne doit on pas prévoir des offres pour les clients de l'industrie du divertissement souhaitant une autre expérience utilisateur que l'écoute passive et limitée?
Les adultes de demain, à savoir les adolescents entre 12 et 17 ans, utilisent internet pour exprimer leur créativité. Ainsi 33% de cette tranche d’âge, connecté à internet, partage ses propres créations en ligne : dessins, photos, histoires ou vidéos. 19% d’entre eux remixent le contenu qu’ils trouvent en ligne pour en faire des créations propres.[1] Ce phénomène s’appelle le Consumer Generated Content ou CGC. Cette tendance est particulièrement développée dans les jeux vidéos où les joueurs créent par exemple des niveaux supplémentaires
La création s’est démocratisée, dans le sens où les outils sont de plus en plus abordables pour le grand public. Se développe ainsi dans la même lignée le « Do It Yourself [2]» ou DIY[3], que Jean Pierre Jeunet a bien résumé : En Octobre 2004, lors de l’avant-première du Long Dimanche de Fiançailles, David, 14 ans, demande maladroitement au réalisateur d’Amélie Poulain : « Comment on fait pour devenir réalisateur ? ». Le metteur en scène embraye et formule une réponse sous forme de question ressemble à une esquive en apparance, et pourtant : « Tu veux être réalisateur ou faire des films ? (…) Parce que si tu veux faire des films, vas-y, rien ne t'en empêche ! Surtout de nos jours avec le numérique, tu peux tout faire chez toi, faire du neuf, relever tes propres défis ! Quelle idée de devenir réalisateur !? »[4].
Cette affirmation de Jean-Pierre Jeunet est renforcée par le fait que les plus récentes caméras se rapprochent de vrais outils de cinéma, à des prix abordables. On peut d’ors et déjà observer sur le net la création de films « amateurs », comme Star Wars Revelation, qui incluent des effets spéciaux dignes de Georges Lucas, pour 20 000 dollars de budget. Mis à disposition librement sur internet[5], téléchargeable via les derniers outils de P2P comme BitTorrent, ce dernier a été copié plus de deux millions de fois en trois semaines[6]. Cette audience pourrait faire rougir de nombreux réalisateurs dont c’est l’activité à plein temps.
Dans la musique également, les outils grands publics rivalisent dans une certaine mesure avec ceux des professionnels : l’apparition des « home studio » permet des enregistrements musicaux à domicile, de qualité très pointue. Benjamin Labarthe[7] rapporte les propos d’un professionnel de l’industrie, estimant que : « L’émergence des home-studio rend possible, si ce n’est probable, le fait que des centaines de milliers d’individus ont maintenant la capacité d’enregistrer des demos de très bonne qualité pour quasiment rien alors que cela nécessitait auparavant de lever des fonds de 20, 30, $50 000 pour louer un studio réputé »[8]
[1] . Source : Pew Internet & Amercian
Life Project, “Teens content creators and consumers, 2 novembre 2005
[2] Littérallement « faîtes le vous-même », cette expression symbolise le fait que, de plus en plus, nous pouvons réaliser nous même des œuvres par nos propres moyens
[3] Pour plus d’information sur le sujet, je vous conseille le numéro 17 du magazine “BLAST », intitulé « Do it Yourself », numéro de mai/juin/juillet 2005
[4] Source: http://www.guyomcorp.com/demain/lesite/index_fr.php#, site internet du film "Demain la veille"
[5] http://www.panicstruckpro.com/revelations
[6] http://www.al.com/movies/mobileregister/index.ssf?/base/entertainment/1116494147327550.xml&coll=3
[7] Auteur de la these : "L'impact d'Internet sur l'industrie du Disque : vers un nouveau régime de croissance", Juillet 2005
[8] Cf. LEYSHON A., WEBB P., FRENCH S.,
THRIFT N; LOUISE, 2005, "On the reproduction of the music industry after
the Internet", Media, Culture and
Society (in press), p.30 (notre traduction).
Posté par Alban Martin le 27/04/2006 dans co-creation, modèle économique, Mon livre V2.0, WEB 2.0 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Au regard du foisement actuel autour de la musique libre, j'essaie d'attirer l'attention sur plusieurs portes d'entrée sur un univers spontané, et pas forcément ordonné (mais a-t-il vocation à l'être?)
J'ai l'impression petit à petit que la musique libre, notamment sous licence creative commons est en train de créer un environnement propre avec une nouvelle façon de fonctionner, très ancrée sur les partenariats.
Je vais dresser ici rapidement (pas du tout de manière complète ou sous quelque forme de tri quelconque), un petit panorama de la musique libre, qui va au-delà du simple échange de musique gratuite: petit à petit, les "internautes", "amateurs avertis", "artistes du net", c'est à dire tout ceux qui ne sont pas salariés pour réaliser du contenu en ligne, répliquent petit à petit tous les rôles des acteurs institutionnels de la filière musicale :
- Les "stars" de demain peuvent être découverts grâce à des structures associatives comme par exemple le site musique-livre.org, ou bien grâce aux musiblogs, comme le classement "Top des Nouveaux Talents" du blog zik2zik
Valeur économique potentielle: celle d'un directeur artistique qui a peut de chance de se tromper
- La production d'un objet dérivé peut être supportée en partie par les fans/mécènes: ex l'album Eden Flou de Myassa, ou les sites "Do it Yourself" pour le gravage, comme CDBaby ou lulu, sans parler des autres objets dérivés, comme les concerts enregistrés sur clé USB et remis à la fin du spectacle.
Valeur économique potentielle: un producteur, quand un artiste aura levé assez de fonds pour se faire financer son CD totalement par ses fans (à la Maria Schneider avec l'album "concert in the garden")
- La diffusion/promotion des morceaux peut être supportée par les fans eux-mêmes, voire même par des communautés: exemple les liens bitorrents ou emule pour distribuer les artistes Jamendo via les logiciels de Peer to Peer, on pense aussi aux radioblog comme celle de l'humaniste, aux webradios comme la grosse radio, à la freezic de Bee_eldarion pour écouter la musique libre sur la freebox;
La diffusion des morceaux peut se faire via les podcast, exemple le tout récent blog "au bout du fil" qui podcast un artiste de musique libre par jour; Gros travail réalisé également par le site bnflower;
les clips vidéos peuvent être postés sur les sites comme pooxi.com et toucher un large public
Valeur économique potentielle: se référer au cout de la bande passante, à celui d'un passage à la radio
- la commercialisation des morceaux de musique libre est un sujet plus complexe (antinomique?), on évoquera plutôt les revenus dérivés de la musique libre, de la valeur de l'expérience musicale, comme les concerts par exemple.
Valeur économique : dépend du succès de l'artiste, ça, ça change pas trop:)
Pour résumer, ma vision de la mutation (explosion?) de la chaîne de valeur musicale, ci-dessous :
Posté par Alban Martin le 12/04/2006 dans co-creation, musique en ligne, musique libre | Lien permanent | Commentaires (14) | TrackBack (0)
Bnflower vient de s'allier à Ratiatum pour disséminer la musique libre sur le net !
BnFlower met en contact des artistes (les Flower) et des fans (les Bee),
pour co-créer de la valeur: la relation entre les deux parties est non
monétarisée au sens général du terme (achat d'un CD par exemple), et
pourtant, artistes et fans s'enrichissent mutuellement ! Comment est-ce possible?
Une Bee (abeille) peut aider un artiste indépendant qu'elle découvre sur le site en lui proposant un "fly":
un fly peut être par exemple un billet sur son blog, un hébergement de
MP3s sur un site, un article dans un magazine, un mail, un lien vers
l'artiste, une insertion dans un podcast... Ces initiatives sont
créatrices de valeur, bien que non monétarisée.
Une Bee peut aussi faire un don à l'artiste. C'est à dire que
l'argent versée n'est pas régie par une valeur économique, mais par la
passion suscitée par la musique... En échange, l'artiste peut fournir
du contenu exclusif à ses fans actifs, la relation étant direct avec le public. Fans et artistes travaillent main dans la main!
Ce système démonétarise la musique, et remplace l'argent par de la co-création de valeur, au sens le plus académique du terme! En outre, avec le renforcement des protections sur les morceaux de musique que souhaite nous imposer les plus grosses maisons de disque et qui va finir par assécher le net de contenu copyrighté, Bnflower participera à faire couler à flot la musique libre sans DRM à la place...
Posté par Alban Martin le 03/03/2006 dans co-creation | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (2)
Le 2 janvier, lemonde.fr a publié un article intéressant sur le phénomène des bootlegs et autres remix: il semblerait bien que les artistes qui se font remixer/pirater soient très content !
Petit rappel : Le bootleg consiste à créer un hybride à partir de deux morceaux (ou
plus), auxquels le bidouilleur emprunte à l'un la voix, à l'autre la
musique. A l'origine, le bootleg est un pirate, un enregistrement non officiel. A découvrir, le site internet de DJ Zebra sur le sujet.
La scène française est particulièrement active sur le sujet, avec de nombreux succès, dont lemonde.fr se fait l'écho : la voix aérienne de M aux guitares saturées des Queens of the Stone Age (Queens de nous deux, DJ Zebra),ou le mariage potache de Plastic Bertrand et Prodigy (Ça bitch pour moi, Devolve), ou le riff du Seven Nation Army des White Stripes à John the Revelator (7th Revelator Army, Divide & Kreate)
Ces initiatives de fans ou "underground" accèdent petit à petit à une véritable reconnaissance "institutionnelle", fun radio et ouiFM par exemple ayant lancé une émission diffusant spécialement ces bootlegs !!
Mais le plus intéressant, c'est l'avis des artistes qui se font pirater ou "bootleger": Je cite lemonde.fr:
"Quant aux artistes, pour l'heure, ils ne semblent pas faire preuve d'animosité à leur égard. Au contraire, même, dans le cas du batteur de Noir Désir, Denis Barthe, qui — comme ne manque pas de le raconter sur son site Internet l'auteur flatté — apprécie en ces termes le Mickey 3 Dez' de DJ Zebra : "C'est du bon, du grand, ça fait plaisir ! L'idée est plus que bien vue."
Le chanteur de Mickey 3 D lui fait écho : "C'est vraiment un bonheur de voir que quelqu'un a eu envie de s'amuser avec une de vos chansons (...) et qu'il lui donne une deuxième vie. C'est une nouvelle oeuvre musicale qui est ainsi créée. (...) En plus, ça nous a permis de faire un duo avec Noir Désir sans jamais les rencontrer !"
Les remix ou bootlegs donnent une deuxième vie aux morceaux, les maintenant aux goûts du jour, et leur donnant une seconde occasion de passer à la radio, des mois ou des années après leurs sorties : qui a dit que les pirates nuisaient à la filière musicale?
Posté par Alban Martin le 20/01/2006 dans co-creation | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Les festivals musicaux fleurissent au 4 coins de la France depuis quelques années. Report des dépenses économisées en CD grâce au P2P? Rôle de découvreur de talents laissé vacant par certaines maisons de disque?
Pour la découverte de nouveaux talents, il semblerait que certaines maisons de disques se retrouvent dans une situation où la prise de risque leur
devient de moins en moins possible: 39 contrats sur 118 ont été dénoncés par EMI en
France en 2004. En Allemagne, BMG a licencié deux artistes sur trois[1].
Mais a contrario, depuis début 2000, les festivals organisés par des associations de fans fleurissent au quatre coins de la France. Certains connaissent des succès nationaux comme les Vieilles Charrues, obligés d’embaucher 7 permanents depuis début 2000. Le festival « Papillons de nuit » de son côté, organisé à Saint Laurent de Cuves, est devenu en 4 ans la 3ème manifestation touristique du département. Un des rôles clamé du festival est
« L’accompagnement
annuel d’un jeune artiste régional par le biais du tremplin »
Et les chiffres d’affluences confirment la qualité grandissante de cette
initiative associative : de 9000 festivaliers lors de la première
édition en 2001, l’affluence est passée à 15000 en 2002, 32000 en 2003, puis
50 000 en 2004 et 53 000 en 2005 ![2].
Un
CDI a même été créé en octobre dernier au sein de l’association Papillons de Nuit. Pas étonnant
que des groupes à succès tels que Sinsemilia ou Louise Attaque se soient d’abord
fait connaître du grand public via les festivals, donc découverts grâce à des
initiatives d’amateurs avertis.
Tendance de fond? Dans tous les cas, petit à petit, avec la création de postes de permanents au sein des associations, on assiste à une réelle professionalisation (au sens de valorisation économique de l'énergie dépensée par les bénévoles) de la découverte des futurs talents; et ceci pour le plus grand bonheur des artistes qui y trouvent une voie alternative de consécration.
Evolution des revenus générés par les ventes de ticket de concerts (source: SACEM/les échos, 4/10/04 in thèse de B. Labarthe Piol. Il s’agit de la vente de tickets pour la catégorie « tournées professionnelles de variété »)
[1] http://www.lexpress.fr/info/economie/dossier/disque/dossier.asp
[2] Source : Nicolas Lemarchand, administrateur du festival, contacté par email
Posté par Alban Martin le 05/01/2006 dans co-creation, modèle économique, Mon livre V2.0, musique en ligne, musique libre | Lien permanent | Commentaires (3) | TrackBack (0)
Quelle est la différence entre la co-création de valeur, et le modèle traditionnel de création de valeur? C'est un peu comme la différence entre le théâtre et le cirque! Explication...
Au théâtre, le public est passif, plongé dans le noir pour ne pas être vu, comme s'il n'existait pas. Les acteurs sont sur une scène, séparés du public, face aux spectateurs. La préparation et les coulisses sont masqués et ne font pas partie du show.
Au cirque, la scène n'existe pas, même les loges et l'arrière court sont visibles. Les acrobates sont au pied du public qui entoure "la scène". Le spectacle se passe autant parterre que dans les gradins: Les spectateurs sont souvent pris à partie, on les fait jouer, ils sont intégrés au show.
Cette différence théâtre/cirque ne veut pas dire qu'un système est meilleur que l'autre, mais que l'émotion diffsuée est complètement différente.
Un peu dans le même ordre d'idée, afin d'avoir encore plus de proximité avec son public, le groupe U2 a monté un écran géant composé de 12 000 LED sur scène pendant sa tournée mondiale Vertigo 2005. Le but était de filmer le public, de le déformer et de projeter ses images sur l'écran pour le placer au centre de l'expérience musicale !
U2 réfléchit même actuellement à un système de retransmission des concerts en ligne, où la condition sine qua non pour accéder à la retransmission serait d'accepter en échange d'être filmé (webcam, ou autre), pour sans doute, à son tour, faire partie du show… (source: Wired Magazine, aout 2005)
Posté par Alban Martin le 27/12/2005 dans co-creation | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)
Voici donc pour clore ce cycle, l'interview de STF-Lacrymosa_Industry, porteur d'un projet coopératif très abouti. Bien que diffusé librement, The Urban Tale représentera une nouvelle valeur, plus que symbolique. STF-Lacrymosa_Industry nous évoquera des pistes de réflexion pour valoriser son oeuvre, autrement que par une transaction classique. Enjoy.
Alban : Bonjour Stéphane. Pourrais-tu te présenter pour
ceux qui ne te connaissent pas (encore)?
Stéphane: Alors, salut Alban, moi, c’est Stéphane Drouot,
je suis beaucoup plus connu sous le pseudo STF – Lacrymosa Industry. J’ai 24 ans et
depuis maintenant plus de 2 ans et demi je développe pas mal de films
d’animation 3D, de musique et je participe à l’essor de la communauté copyleft
attitude. Mon but étant de devenir infographiste, je me suis dit qu’il serait
judicieux que le travail de mon autoformation soit utile à une cause.
Alban : STF- Lacrymosa Industry”, est-ce que tu pourrais
nous dire d’où ça vient?
Stéphane : Alors, c’est un pseudo très ancien qui remonte à
ma première année de Lycée. A l’époque, j’étais jeune et triste, je venais de
découvrir la musique classique et l’oeuvre magistrale du Requiem de Mozart.
Lacrymosa Industry, c’est l’industrie larmoyante, la transformation de
l’énergie de la tristesse en quelque chose d’autre (Musique, programme,
vidéo...)
Alban: Tu es très actif sur le consortium des
artistes libres , pourrais-tu nous expliquer ce que c’est et comment ça marche?
Stéphane: Il s’agit d’un espace de création libre,
individuelle, et commune au sein de la copyleft attitude. Orientée autour d’un
forum, le consortium est également une plateforme d’aide à la création;
N’importe qui peut venir y chercher des conseils, du soutien ou des
informations. Des artistes ayant fait le choix de la licence art libre (ou LAL) sont là pour mettre à disposition leur capacité
créatrice dans des domaines comme la musique, l’écriture, la vidéo, la photographie,
ou bien des aspects plus techniques comme la création 3D, le graphisme ou
l’encodage. Le consortium peut également, dans certains cas, aider des
personnes dont les oeuvres finales n’auront pas forcément vocation à être
diffusée sous la LAL.
Alban: petit rappel sur la LAL (licence Art Libre)…?
Stéphane: La Licence Art Libre, c’est une
licence (un contrat en quelque sorte) qui vient s’ajouter au droit d’auteur et
qui permet à l’artiste (au sens large) le désirant de permettre légalement la
copie, la diffusion et la modification de son œuvre. La seule contrainte étant
que l’oeuvre dérivée soit sous LAL. C’est la licence GNU/GPL appliquable à
tout, y compris au logiciel.
Alban : Tu fais donc partie des bénévoles de la création
si j’ai bien compris, offrant ton temps et tes services “gratuitement” ?
Stéphane: Effectivement, cela dit, dans le monde de
Copyleft, on ne dit pas gratuitement mais gracieusement. Je passe facilement 15
heures par semaine sur le consortium à travailler sur divers projets LAL qui ne
sont pas les miens. En ce moment, le projet personnel qui me consumme près de
60H par semaine s’appelle “The Urban Tale” [Site en construction http://theurbantale.no-ip.org]. Débuté en Octobre 2004, ce projet aura la forme d’un
DVD autour de la communauté des artistes libres. Il regroupera un film en 3D,
des entretiens avec des personnalités majeures de l’art libre comme L.L de Mars, A. Moreau (initiateur de la
LAL) ou encore Ehma de culturelibre.net. A ceci se
rajoutera deux making off, des court-métrages, et bien sûr la bande originale
du film déjà disponible sur Jamendo sous le titre “The Urban Tale”. Nous espérons
boucler le DVD pour février 2006.
Alban: Combien d’artistes en tout auront collaboré au
projet?
Stéphane: hum…bonne question, il faut dire que seule la
partie musicale fut une collaboration avec Realaze, Phoebus, No-Sushi,
Delgarma, Marcel de la Jartèle, Silence et Lonah. Le reste du film est une
réalisation personnelle, pour laquelle j’ai emprunté des illustrations ou
photos sur les sites d’artistes libres, avec leur consentement, bien entendu.
En tout, les oeuvres de près d’une dizaines d’artistes libres seront
disséminées dans le film.
Alban : A mes yeux, là est une des principales forces
motrices de l’art libre: encourager et offrir une structure collaborative, qui
permet d’arriver à des oeuvres aussi abouties techniquement et artistiquement
que des projets encadrés dans une structure économique, mais avec une
collaboration entre “employés” bridée. Une dualité un peu à la wikipedia Versus
l’encyclopédie Britannica?
Stéphane: Oui, tout à fait, différence faite que la
collaboration entre Artistes libres à généralement pour but l’enrichissement
reciproque plus que la réalisation d’un projet. Le projet est plus un prétexte
la majeure partie du temps.
Alban: Vu la qualité de tes oeuvres “amateures” (ndlr:
voir la définition
ici), qui dépassent facilement celles de professionnels, on peut se
demander si au final tu es à ta place… Proposer tes oeuvres librement sous LAL,
ne signifie pas qu’elles n’ont pas de valeur économique, au contraire. Tu
pourrais gagner de l’argent avec et devenir un “professionel”?
Stéphane: Au delà du débat sur l’art pour l’art, et le fait
de créer de manière désintéressée, se dresse la question de la compatibilité de
mes initiatives avec le monde économique. Faire du libre ou de l’open-source
pourrait s’accompagner d’une rémunération. Par exemple vendre des publicités
“libres” à des annonceurs serait un moyen de décupler le message à faire
passer: n’importe qui pourrait s’approprier et diffuser la publicité (pour peu
qu’elle soit sexy) sans problème de droit d’auteur: n’est-ce pas le but
recherché par toute campagne de communication, obtenir le maximum d’exposition?
Ou bien pourquoi ne pas envisager une version payante du consortium? Faire
payer le soutien créatif de la communauté copyleft, surtout si les oeuvres
seront utilisées par la suite dans des projets commerciaux comme des clips
vidéos ou des DVD?
Alban : et pour The Urban Tale sous licence LAL (donc
téléchargeable librement), pourras-tu en tirer un profit autre qu’honorifique?
Stéphane: Le DVD pourra sûrement être commandé et acheté via
un système Paypal sur mon site internet, et ceux malgré le fait que son contenu
soit mis en même temps à disposition librement. Le DVD proposera une nouvelle valeur:
il réunira sur un même support tous les éléments et contenus qui autrement
doivent être téléchargés séparement, formant un univers à part entière. Deux
making-off bonus seront disponibles uniquement sur le DVD. Enfin il proposera
la plupart des outils utilisés pour réaliser le film.
Alban: Enfin et surtout, je pense que ce DVD sera ta
meilleure carte de visite et ton meilleur CV pour décrocher un job dans le
domaine de l’animation: preuve que ton oeuvre “amateure” est de qualité
“professionnelle”, car elle va te permettre, j’en suis sûr, de te faire
embaucher. La boucle sera bouclée. Merci Stéphane pour ton temps et ta
disponibilité.
Posté par Alban Martin le 01/12/2005 dans alban, co-creation, creative commons, Mon livre | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)


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