Pourquoi les bonus de
DVDs ont-ils autant de succès ? quel intérêt trouve-t-on dans le
visionnage de scènes coupées, de making-off, de behind the scene, c'est-à-dire
des éléments qui ne font pas partie de l’œuvre finale, à savoir le film ?
Les « rushs »
(ou scènes non gardées dans l’œuvre finale) et les « behind the
scene » sont la preuve que certains spectateurs ne sont pas intéressés
uniquement par une œuvre finie, mais par le processus créatif en entier !
et ça se monétisent : on achète pas juste un dvd pour le film tel que le
réalisateur l’a souhaité, mais on paie aussi pour voir la constitution de
l’œuvre. J’appelle cela rechercher une expérience cinématographique.
Cela se confirme par l’étude
du CNC d’octobre 2003, intitulée « Le contenur des DVD ». On y
apprend que les spectateurs identifient un éventail diversifié d’intérêts au
visionnage des bonus (p16) :
- « Entrer dans le
processus de création du film en se mettant dans la position du créateur :
certains bonus permettent aux spectateurs de se sentir associés aux choix
effectués pour aboutir au film fini »
- « découvrir les
coulisses de la fabrication, du tournage et satisfaire la curiosité pour les
conditions de fabrication du film »
- « Prolonger le
plaisir du film eet faire durer le spectacle : en s’attardant sur des
scènes, des personnages, les bonus permettent de rester en relation avec le
film, et de continuer à le découvrir »
- « Comprendre le
film plus en profondeur en connaissant mieux les intentions du réalisateur, le
sujet, les personnages. »
(…)
Pourquoi est ce que la
filière musicale ne propose pas systèmatiquement des DVD bonus avec des
CDs ? Pourquoi est ce qu’il n’est pas possible de participer systèmatiquement
à des enregistrements studios ? à des répet’ ? Autant d’élements
valorisables si on prend l’expérience musicale comme référentiel, et pas le « produit
musical »…


Très bonne anlyse Alban, on peut créer de la valeur autrement; a preuve!
Rédigé par: ignazio lo faro | 16/03/2006 à 16:09
Je trouve aussi cette analyse très claire et pertinente. Thanks.
Rédigé par: Frenchy | 18/03/2006 à 00:27
Je suis entièrement d'accord avec cette analyse.
Certaines maisons de disque et artistes ont compris qu'il fallait offrir une expérience musicale complète à leurs consommateurs.
Le dernier album de Patrick Bruel en est un bon exemple : son album, "Des souvenirs devant..." est le premier CD utilisant le format "Dual Disc" (un disque, 2 faces). La première face est classique , c'est la partie audio. La deuxième est une face DVD vidéo.
Extrait du site Amazon.fr :
"La plage DVD est l’occasion de découvrir – guidé par Patrick Bruel et de ses musiciens - un superbe reportage sur la création de cet album. Patrick Bruel explique lui même tout ce qui l’a inspiré dans l’écriture des textes. Parfois même, une guitare acoustique à la main, il nous dévoile la composition des musiques. Nous rentrons grâce à ce reportage intimiste dans l’intimité artistique de Patrick Bruel, en temps réel pendant les sessions en studio. "
Rédigé par: Minh | 24/03/2006 à 01:39