Ce matin se tenait à l'hôtel de
ville de la mairie de Paris une conférence intitulée "Regards
croisés Suède-France: E-administration et Edialogue". A noter
que la Suède est actuellement présidente de l'union européenne ce semestre, et
que le pays est un des plus en avance sur la "démocratie
d'implication". Du coup, la Suède n'a pas chomé puisqu'ils ont
délivré plusieurs directives structurantes dans le domaine de la edemocracy :
1) tout d'abord, ils ont délivré
"An open Europe with accessible public administration – Ministerial
declaration on eGovernment policy", un peu théorique certes, lisible
sur http://www.egov2009.se
2) cette dernière inclus la Ministerial
Declaration on eGovernment policy, qui est un document qu'on peut
qualifier de fondateur, car approuvé à l'unanimité des membres le 18 novembre
2008 à Malmö, et censé servir de cadres aux lois européennes et locales sur la
question. Ainsi, page 3, on lit que l'un des principales objectifs d'ici
2015 est de :
"Increase
availability of public sector information for reuse. We will increase
availability of public sector information for reuse, in accordance with the
spirit of and the conditions established by Public Sector Information Directive
2003/98/EC. We will encourage the reuse of public data by third parties to
develop enriched services that maximise the value for the public. New
demand-led information products and services enabled by the reuse of public
sector information will support the transition of Europe to a knowledge-based
economy"
Va-t-on
pouvoir s'appuyer dessus pour exiger un "freedom of information act"
à la française? c'est la question que nous nous posons avec regardscitoyens
3) A noter enfin la
production d'un document très prospectif par l'agence nationale de la recherche
suèdoise (Vinnova). Le document d'une centaine de pages s'appelle Egovernment of
Tomorrow: future scenarios for 2020. il est intéressant à survoler
pour savoir ce que l'UE anticipe dans les années à venir, et comment elle
entend se positionner
Lors de la conférence, on a également appris que la mairie de Paris allait faire passer un projet devant le conseil d'epetition et eparticipation : Si 50000 citoyens signent une pétition en ligne, le
maire de Paris pourra décider de saisir le conseil de Paris sur le sujet, qui sera mis à l'ordre du jour.
Enfin, d'autres élements intéressants ont été mentionnés pendant la conférence, notamment le retour d'expérience sur monservicepublic.fr :
- le site permet de fédérer ses différents
comptes (CAF, CAN...)
- il fonctionne aussi comme un coffre fort numérique :
permet de stocker des docs scannés etc…et à l’avenir lorsque l’Etat
demandera des infos, ça pourra être pré-rempli via les données dans le coffre
fort numérique.
- 4 démarches sont accessibles en ligne dont notamment l'inscription sur les listes électorales + information du
changement de nom d’usage. Depuis le 19 octobre, on compte 250 000 comptes environ, 15 à 20000 connexions par jour. Aujourd’hui, ce sont surtout les partenaires sociaux qui l’utilisent, et
aussi de plus en plus les collectivités locales (ex : conseil général du 95)
- possibles évolutions (je cite): suite aux économies d’emplois au niveau des
administrations, ne peut on pas envisager que des agents soient dotés de portables avec clé 3G pour
aller chez les personnes à mobilité réduité pour lutter contre la fracture
numérique ?
- Un vaste plan de communication est prévu pour faire grandir les inscriptions à mon-service-public (objectifs de multiplier par 10 en 1 an) + reportage
TF1 au 13h dans les jours qui viennent
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